Trois majeurs dilemmes Au cours des quatre dernières décennies, je me suis livré dans le cœur de trois mondes culturel, politique, histoire: premièrement, le monde culturel occidental, son histoire, sa philosophie, sa littérature, son histoire contemporaine et son état actuel; deuxièmement, le monde des sociétés arabophones, son histoire, ses traditions, son patrimoine et doctrines religieux, sa littérature ainsi que son histoire contemporaine et son état actuel; troisièmement, le monde juif avec une implication de ma part dans l'étude des textes religieux ( la Torah et le reste des ouvrages saints) et de manière générale étudier l'histoire des juifs et en particulier ceux d'Allemagne et de l'Europe de l'Est, ainsi que la création de l'état d'Israël depuis l'incident Dreyfus jusqu'à la décision de la partition d'Israël en mai 1948. Mon voyage approfondi dans ces trois mondes m'a aboutit sur trois dilemmes qui ont besoin d'une très grande attention, études et analyses de nos penseurs, intellectuels et historiens pour exposer, examiner et présenter des solutions. Premier dilemme concerne les sociétés de la civilisation occidentale et en particulier les sociétés européennes et ceux des Etats-Unis, du Canada et d'Australie. Ce dilemme représente en soi la contradiction apparente d'une défense désespérée de leurs propres intérêts et la défense uniquement de leurs valeurs qu'au sein de leurs frontières géographiques. Nous constaterions par exemple qu'elle accepte tout ce qui est le contraire de ses valeurs appliquées au sein de sa société. Un seul exemple peut nous en épargner plein d'autres. Quand la société américaine demande des comptes à ses politiciens pour les grandes, petites erreurs et défaillances, cette société même traite (en dehors de son territoire) avec les systèmes de gouvernance qui piétinent tous les principes et valeurs de droit et progrès humain. Alors que la société américaine défend les droits de l'homme en général, les droits de la femme, la transparence, la reddition de comptes, cette même société ne s'oppose pas à ce que les gouverneurs de leurs partisans dans les pays tel que l'Arabie Saoudite, l'Egypte et d'autres pays soient ceux qui violent toutes ces valeurs quotidiennement un millier de fois. À mon avis cette contradiction est la source de cette ultime haine enracinée chez les peuples des pays arabes envers les Etats-Unis et envers d'autres pays occidentaux. Et même peut être cette contradiction (un de ces jours) sera la source d'une grande menace de l'existence de la civilisation occidentale. Deuxième dilemme concerne les juifs du monde contemporain. Malgré ma résignation pour leur dure expérience humaine courant les deux derniers siècles, incluant les énormes difficultés rencontrées lors des persécutions et crimes majeurs commis à l'égard de la population juive, aussi malgré ma résignation que ces persécutions ont développé chez eux d'énormes capacités et guidé leurs compétences ce qui a permis le surgissement d'extraordinaires potentiels parmi les fils et filles des communautés juives à travers le monde entier. Malgré ma résignation pour leurs énormes exploits dans de différents domaines, je considère que leur lourd passé historique leur a fourni un avantage qui était le moyen d'exister et d'exceller, mais cet avantage les a conduit au bout du compte vers une grand impasse dans l'histoire. Je veux dire par là qu'il ont développé au fond d'eux « la culture de la peur », et malgré ma compréhension pour cette « culture de la peur » reliée à leur passé et patrimoine historique, cela n'empêche pas de penser que cette peur les a empêché d'établir la paix avec la région qui les entoure ainsi que la stabilité souhaitée. Alors qu'Israël envisage de parvenir à un équilibre sur le plan géographique, à cause de cette « culture de la peur » elle tient à obtenir lors des négociations tout ou presque la totalité de ses demandes, essayant de telle manière de se protéger et cela en se référant toujours à son passé historique douloureux. Citons un exemple lorsqu'un jour Gold Meir en (1973) a dit à Henri Kessinger que lorsqu'elle demande quelque chose aux Etats-Unis, elle sent la rage quand elle n'obtient que 90% de ses demandes. Troisième et dernier dilemme concerne les pays du Moyen Orient arabophones et ceux de la péninsule arabique, leur culture, patrimoine et traditions qui sont basés sur plusieurs piliers, entre autres, la fierté de soi très prononcée, celle de leurs ancêtres qui est souvent exagérée et dépassant toutes les limites. Il suffit d'écouter les écrits d'une dizaine de partitions de poèmes, ce qu'on appelle les poèmes « Nabati », ou les poèmes familiers que les poètes de la péninsule arabique écrivent pour réaliser les exagérations étranges et bizarres dans l'auto louange, la vanité et louant la gloire du passé et du présent (et surtout des gloires imaginaires). Faisant face à cette fierté, les peuples de cette région savent (sans aucun doute) que leurs apogées, contributions dans la marche du progrès humain est « quasiment nulle ». La contribution du peuple arabe contemporain dans le monde de la médecine, pharmacie, ingénierie, télécommunication, espace, industrie de l'armement et d'autres domaines telle que la recherche scientifique et technologique sont presque inexistantes. Bien que le peuple arabe se vante de la gloire de son passé, présent, exploits, il sait avec certitude que ses sociétés achètent le fruit du progrès humain sans y contribuer. Cela mène évidemment à un conflit entre leur tendance innée (et exagérée) de fierté et la reconnaissance à la fois modeste (voir l'absence) de leur contribution dans la marche du progrès humain. Ce paradoxe crée une fausse apparence de supériorité, altesse, excellence presque maladives car dans le fond ils sont submergés d'un sentiment à la fois d'humiliation et d'infériorité. Cette situation les conduit vers toute sorte d'intolérance, terrorisme et un sentiment profond d'une conspiration à leur égard et au final il ont un sentiment de contradiction envers l'humanité et la réalité ce qui les éloigne de toute possibilité de régler les problèmes majeurs et de rattraper le retard dans la marche du progrès humain. |